mercredi 31 décembre 2014

Je fais des blagues aussi pourries que la météo !

Ai pris un grand plaisir à faire ma blague pourrie annuelle à mes patients :
"Hey... A l'année prochaine ! "


... Patients plus ou moins réceptifs à mon humour approximatif !
 
Quoi qu'il en soit : Bon réveillon à toutes et tous ! Bon courage à ceux qui bossent ce soir et demain... et...

Hey ! A l'année prochaine ! ^^

lundi 29 décembre 2014

C'est officiel, on se les pèle !



J'ai limite gratté à l'intérieur de ma voiture ce matin avant de démarrer ma tournée, et mon premier patient m'a maudit d'avoir laissé ma mallette dans ma voiture toute la nuit
Mes mains sont mortes, j'ai dû me superposer 5 épaisseurs de fringues et je ressemble à rien, j'ai dû re-gratter ma voiture entre deux patients plusieurs fois ce matin... Mais punaise que la nature est belle sous ce soleil ! ^^
- 8 °C ce matin... C'est officiel, j'entre en hibernation, pitié, laissez moi au chaud dans ma grotte !

samedi 27 décembre 2014

Les patients nous offrent des services (eux aussi) !

Il n'y a pas que les infirmier-e-s libéral-e-s qui offrent des services gratuits aux patients, non, vraiment nous sommes de mauvaises langues ! 

Les patients eux aussi nous offrent parfois des services. Par exemple : une séance de sauna gratuit en passant tous les matins d'une température extérieure de 5°c à 25°c dans leur maison (thermostat à l'appui). Mon maquillage coulant, ma frange collée sur le front et les auréoles sur mon t-shirt vous remercient chaudement !

lundi 22 décembre 2014

Autopsie du sac à main d’une infirmière libérale.





- Vous êtes sûr que vous l’avez votre carte de fidélité ? 

Mais bien sûr que j’en étais sûr, j’en avais même toute une tripotée de leurs foutues cartes de fidélité _ que j’utilise tellement peu souvent que je ne me rappelle jamais de quelle couleur elle doit être ! J’ai tenté un sourire accompagné d’un "J’suis infirmière libérale et mon sac à main c’est un peu mon outils de travail, ma mallette de survie fourrée dans un gros range-bordel !", mais le stress commençait à monter dans ma tête alors que la caissière me dévisageait de son impatience et que la pression des clients qui attendaient derrière moi se faisait sentir…

D’un coup, j’ai relevé mon visage contrarié devant ce qui devenait une évidence : si la carte de fidélité n’était pas dans mon porte-monnaie, elle ne pouvait être que dans un seul endroit : dans les méandres de mon sac à main. Soit, tout au fond, dans l’obscurité du lieu que j’appelle :

" Mais où il est passé ce put*** de truc de bord** de mer** ?! "
(Censure oblige à base d’ "étoiles de politesse").

J’avoue, je n’ai jamais réussi à lui trouver un nom qui ferait plus "empire du milieu". Mais à coup sûr, les frères Tolkien auraient dû s’inspirer de mon sac et du monde parallèle qui l’habite et dont le noyau central aurait trouvé la source dans une faille spatio-temporelle engloutissant tout objet s’y trouvant pour le catapulter dans le monde mystérieux des "objets disparus ". (Vous noterez que votre machine à laver est dotée de cette même faille en faisant disparaitre certaines de vos chaussettes…) 

Je pris une grande inspiration et prenant mon courage à deux mains, j’entrepris d’entrer un bras jusqu’au coude dans le dit-objet afin de tâter du bout du doigt son contenu à la recherche du précieux. Le visage tourné vers les néons de la grande surface, un bout de langue sortie dans le coin de ma bouche, le regard clos, je sentais pointer l’échec et la honte suprême. 
Il se jouait dans mon esprit un combat en corps à corps entre moi et mon foutu sac à main. J’imaginais déjà les clients qui attendaient leur tour, leurs cartes de fidélité fièrement sortie, se gausser devant l’échec de cette épreuve que même un participant de fort boyard aurait réussi ; lorsque soudain, je sentis du bout des doigts cette carte plastique ! Je me retournais vers eux en tendant fièrement à bout de bras le fruit de mon combat à la caissière qui, repoussant ma main me dit de sa voix un peu blasée :

- C’est une carte vitale ça Madame…


jeudi 18 décembre 2014

Le Père Noël est un gros feignant ! ^^



[Dessin de Soulcié pour "L'Infirmière libérale magazine" n°309 de décembre 2014. Merci à eux de m'avoir permis de publier cette illustration
Retrouvez leur magazine sur internet : www.espaceinfirmier.fr et découvrez les autres illustrations de Soulcié sur sont site : http://soulcie.fr/]

mardi 16 décembre 2014

Infirmier.com me publie... une nouvelle fois !

Le site de référence infirmier.com a souhaité publié sur son site et sur sa page facebook mon article "Il y a des jours où les soignants ont un goût de sang amer dans la bouche" sur les violences subies par les soignants au cours de leur pratique. 

capture d'écran du site internet infirmier.com

Vous pouvez consulter ou re-consulter mon article sur leur page : ici !

lundi 15 décembre 2014

On est toujours pas payé !

Profiter de mes jours de repos pour faire le point sur les impayés des caisses d'assurance, pour rajouter sur ma "black-list" les patients qui ne m'ont toujours pas réglé, pour tenter de comprendre pourquoi je ne suis toujours pas payé pour les soins de plusieurs accidents de travail (dont un du début de l'année)... Ahhhh, y'a de quoi s'énerver !

Mais allez, pour me donner du baume au cœur, je reprend un Ferrero Rocher, je fluore de jolies couleurs les soins qui EUX ont été réglés, je caresse mon chat qui de toute évidence n'en a rien à secouer des impayés et je rallume le sapin histoire de faire entrer dans mon cœur le beeeeel esprit de Noël !
*~* joie, lettre de relance, chocolat et création de poupées vaudou pour les caisses d'assurance ! *~*


NB 1 : pour les intéressé(e)s, je propose la création de poupées vaudou géantes pour la RAM et la MSA, genre 3 ou 4 mètres de haut qu'on pourrait aller cramer devant leur maison-mère, ça intéresse quelqu'un ?!

NB 2 : Tadada ! le chiffre vient de tomber : plus de 1400 € d'impayés... Ça aurait pu me faire un beau cadeau de Noël ! Je sens que cette poupée vaudou va être énoooooorme !

samedi 13 décembre 2014

En perpétuel apprentissage !




Ce qui est génial lorsque tu es infirmière libérale, c'est que tu apprends en permanence plein de nouvelles choses. Par exemple, qu'il faut atteindre la vitesse de 87 km/h pour réussir à décoller la mouche accrochée, toutes ailes au vent, sur le pare brise de ma voiture ! 
... Truc de ouf, j'adore mon job !


[photo de http://ggratien.blogspace.be]

vendredi 12 décembre 2014

Les soignants ont un goût de sang amer dans la bouche.

[photo de Martin Usborne]


Elles s’appellent Jeannine, Audrey, Marie ou Martine, mais elles pourraient s’appeler comme vous. Elles travaillent à Rennes, Montpellier, Nantes ou Toulouse et elles pourraient travailler près de chez vous. Elles sont infirmières.

« Elle me traîne dehors puis me tape la tête contre le mur » - Montpellier, fin octobre 2014

Ces infirmières pourraient être celles qui viennent à votre domicile pour refaire votre pansement, ou prélever votre bilan sang. Cette blouse blanche pourrait être celle qui vous accueille aux urgences, vous demandant gentiment de bien vouloir patienter, en espérant que les sourires suffiront à tirer de vous une certaine indulgence. Cette infirmière pourrait être votre femme, votre fille, votre amie, votre collègue. Celle sur qui vous pourrez compter. La collègue qui se retournera peut-être vers vous, affolée, pour vous dire : « Il m’a frappé… ». Cette infirmière finalement, ce pourrait être vous.


Infirmier.com me publie !

Le site de référence de la profession infirmière, infirmier.com, a décidé de mettre en avant un de mes articles récemment publié : "Coup de gueule infi : elle est où ma licence d'infirmière ?" pour le relayer sur leur site !



Grosse fierté, merci à eux ! 

Pour lire ou relire l'article sur leur site, c'est par ici !

jeudi 11 décembre 2014

Les mouettes !

Viens de voir une vache renifler la tête d'une mouette posée là, à côté d'elle dans le champ ^^
C'est con mais ça m'a remis du baume au cœur après une tournée bien pourri !

Bon après midi à tous ! ^^ 



vendredi 5 décembre 2014

Coup de gueule infi’ # 3 : elle est où ma licence d'infirmière ?



Vous vous êtes peut-être surprise à dire aux nouveaux diplômés ou aux étudiants que vous encadrez « En mon temps, on savait ce qu’était la peur de la MSP !» ou encore « A mon époque, on jouait nos trois années et demi d’études sur une seule journée, le jour de notre diplôme ! ». Cette époque, ce diplôme, qu’on aime à rappeler à la mémoire des nouveaux _ au risque de nous faire passer pour des vieilles chouettes de soignantes _ ne doit pas nous faire oublier un avantage qu’ils ont sur nous : ils pourront nous répondre « Oui, mais nous, on a une licence ! »

Promotion 2002-2005 de l'IFSI de Fluitange-sur-Berouille

Car oui, c’est une triste réalité : nous avons étudié pendant un peu plus de trois ans et nous ne sommes pas reconnu par l’éducation nationale comme ayant obtenue la licence en soins infirmiers, mais tout juste comme un Bac +2. Comment cela se passerait-il si je souhaitais passer un master nécessitant un Bac+3 alors que mon « vieux » diplôme n’est pas une licence ? J’ai donc fait mon enquête… 

A vrai dire, j’ai eu du mal à trouver des sources, tant le sujet ne semble pas passionner les foules ! Je me suis donc retournée vers la loi et notamment le décret n° 2010-1123 du 23 septembre 2010.
Il est aussi clair qu’une ordonnance rédigée par un médecin presbyte hypotendu, et au delà du fait qu'il ai rappelé à ma mémoire mes cours de droit récités par un professeur tout aussi imbuvable que les textes qu’il nous lisait, j’y ai appris une chose : on ne parle absolument pas de l’ancienne réforme ! 
Clairement, selon les textes de loi, le grade de licence ne peut être donné qu’aux infirmier(e)s ayant eu leur diplôme après 2011. Bien, on est vachement avancé...

lundi 1 décembre 2014

« Comment survivre dans un magasin ToysRus en période de Noël ? »


Quand je ne suis pas infirmière libérale, je suis, entre autre chose, maman d'une gnome de 2 ans. Cet après midi, un élan maternel hors du commun mêlé à un masochisme certain m'a poussé à passer les portes du pire magasin qu'on puisse trouver sur une zone commerciale : TOY"R"US (rajouter un "tatatata" digne d'un film d'épouvante ça fait mieux, merci)...

Ce n'est pas le genre de magasin qui m'oblige à entrer mon bras jusqu'au coude dans mon sac à main afin d'y dénicher la foutu carte de fidélité tombée entre le SHA, un ticket de réduc' pour des croquettes périmé depuis 1an et demi et des épicraniennes que j'avais mis là au cas où et que je n'ai jamais utilisé. Non, point de carte de fidélité car je ne mets JAMAIS les pieds dans ce genre de magasin ! J'ai maudit mon esprit perturbé et me suis promis de me rappeler le pourquoi je n'y vais jamais...
Il ne m’aura pas fallu faire deux pas dans le « Pays merveilleux des enfants tout petits que c’est trop bien tous ces jouets que vas-y maman fais pas ta raclure et achète moi ça, et ça et puis ça ! »… Non vraiment; il ne m’aura pas fallu longtemps.

Des linéaires vertigineux à en faire grimacer une mamie pleine d’arthrose cervicale. Des kilomètres de rayonnages à arpenter _ que la médecine devrait franchement réfléchir à inscrire sur sa liste de rééducation dont, la dite-mamie, pourra profiter après la pose de sa nouvelle prothèse de hanche_. Tous tes sens sont en éveil : c’est bonheur !
Tu pleurs des larmes de muqueuses irritées par les néons couleur bloc-opératoire, tu entraines tes oreilles à percevoir le son du jeu dont tu viens d’actionner le bouton mais dont tu n’entendras pas le son, car le petit Kyllan (je ne suis pas sûr de l’écriture et j’ai failli éternuer son prénom en l’écrivant) s’est au préalable amusé à activer tous les sons de TOUS les jeux du rayon avant de quitter le rayon en pouffant de rire sous l'oeil mis énervé-mi amusé de sa mère qui avait pourtant compté "jusqu'à trois !". Et pour t'achever, la joie de s’apercevoir que le rayon tant convoité se trouvait en fait, à l’entrée du magasin et que tu vas devoir remonter tous les rayons à contre-sens en bravant la foule _décidément trop nombreuse pour un lundi soir 17h ! _ tel un saumon frayant pour trouver sa femelle.

1er Décembre !

La journée mondiale du jour : "1er décembre contre le Sida !"



Et même si demain il faisait meilleur, ce n'est pas une raison de ne pas entrer couvert ! (oui, non, je dis pas "sortir couvert", mais "entrer couvert", car on parle bien d'enfiler une capote, pas de mettre un chapeau pour aller faire ses courses à Carouf' ^^)