lundi 24 août 2015

Comment ça je ne suis pas là ?!



Ce matin, j'étais en "plein coup de bourre". Comprendre par là que j'étais à un moment de la tournée où tout s'enchaine à un rythme effréné, où l'envie de pisser disparait, où la faim ne se fait plus sentir que par le ralentissement de tes muscles qui te font insérer la clé de ta maison dans le neiman de ta voiture et que ta cervelle se dit "b*rdel de m*rde pourquoi ça marche plus ?!", où tu te rends compte que tu viens de te taper trois heures de soins avec un truc méga visible coincé entre les dents parce que tu n'as pas trouvé le temps de te sourire à toi même dans le rétro'.

Je venais de me faire voler ma "place répondeur" par une voiturette, et j'étais vexée. Je savais d'expérience qu'il était inutile de prendre la place d'à côté car le bâton de réseau tant recherché était capricieux et comme un arc-en-ciel, ne se répercutait au sol qu'à un endroit bien précis que seul les braves (et les leprechaun) connaissaient.

Mon deuxième "check-point de captage" enfin atteint (ici, quand on arrive à capter une barre on peut lever les bras au ciel en faisant "youpi..."), j'écoutais mon répondeur :

- Oui bonjour madame, c'était pour vous prévenir que mon mari avait une prise de sang à  faire. A jeun quoi, un truc du foie. Et puis comme il a pas encore mangé bah... Il est parti se faire prélever à vot' cabinet quoi... Au revoir.

Appel passé il y avait près d'une heure, en numéro privé... Pratique pour rappeler en expliquant que le cabinet n'est pas ouvert tout le temps comme le stipule les deux plaques professionnelles et le panneaux que j'ai rajouté sur la porte, et qu'il serait judicieux de prévenir avant de se déplacer pour rien !
A tout hasard, je me suis rendue à mon cabinet quelques temps après. Il n'y avait plus personne... Encore un qui a dû grommeler de ne pas me trouver là où il voulait que je sois !

[photo : portrait de la sublimissime Lucille Ball ]



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